samedi 22 juillet 2017

Et puis revenir (34 SA)


"Non mais tu sais, pour un premier tu comptes en semaines, pour un deuxième en mois, et pour un troisième en trimestres!"
Oh mais qu'elle avait raison, l'amie précieuse qui me donnait cet avertissement l'hiver dernier.
Voilà une grossesse que je n'ai pas vu filer. La Lozère en avril, mai et sa course folle, Aimé qui découvre la mer sous le soleil de juin, et puis c'est juillet, je ne vois plus mes pieds, la layette est lavée/pliée/rangée dans le placard, le couffin est ressorti, et nous attendons.
Une grossesse si rapide, et si paisible aussi. Un petit accroc dans une écho, et avant ça la jolie surprise de découvrir que c'était un deuxième petit garçon qui grandissait au creux de moi - mais ça aura été les deux seuls petits cailloux sur le chemin. 
Cet enfant-là danse et frôle et caresse, et je suis si émue de sentir à quel point il est différent, déjà, unique et particulier, comme sa soeur et son frère avant lui. Je me sens sereine, un peu flottante, sans doutes ni appréhensions sur l'automne à venir, la vie à cinq, le quotidien. J'attends. Et je me demande si lui aussi, je le garderai un peu plus longtemps, ou s'il nous fera la surprise d'une arrivée précoce. Je rêve beaucoup à cette naissance à venir, que nous préparons à la maison. Nous attendons. 
L'été s'étire mollement, derniers jours de crèche, adieux à la maîtresse, premier centre aéré. Les siestes dans la chaleur de la chambre, à l'étage, les visites des amis, les journées au jardin, et les aiguilles qui s'agitent pour terminer à temps son petit trousseau.
Nous attendons.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire